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0 comments Oscars 2011, et les gagnants sont...

La 83ème cérémonie de remise des Academy Awards s'est tenue cette nuit à Los Angeles et le grand gagnant de la soirée est Le Discours d'un Roi qui truste la majorité des principales récompenses.
Meilleur Film
Black Swan
The Fighter
Inception
The Kids Are All Right
Le Discours d’un Roi
127 HeuresThe Social Network
Toy Story 3
True Grit
Winter’s Bone
Meilleur Réalisateur
Darren Aronofsky (Black Swan)
David O. Russell (The Fighter)
Tom Hooper (Le Discours d’un Roi)
David Fincher (The Social Network)Joel and Ethan Coen (True Grit)
Meilleur Acteur (rôle principal)
Javier Bardem (Biutiful)
Jeff Bridges (True Grit)
Jesse Eisenberg (The Social Network)
Colin Firth (Le Discours d’un Roi)
James Franco (127 Heures)Meilleure Actrice (rôle principal)
Anette Bening (The Kids Are All Right)
Nicole Kidman (Rabbit Hole)
Jennifer Lawrence (Winter’s Bone)
Natalie Portman (Black Swan)
Michelle Williams (Blue Valentine)0 comments 127 hours (2010)


127 heures ? Rassurez-vous, ce n'est pas la durée du dernier film de Danny Boyle (Trainspotting, Slumdog Millionaire) qui raconte le calvaire d'Aron Ralston, un jeune alpiniste chevronné de 27 ans, parti en randonnée, sans prévenir personne, dans les gorges du Blue John Canyon dans l'Utah et qui va se retrouver le bras droit coincé par un rocher après une chute.
Menacé de déshydratation et d'hypothermie, il va devoir trouver une solution pour s'en sortir.
Les premières secondes ressemblent à un clip vidéo. Une musique entraînante rythme les préparatifs de la randonnée filmés en séquences rapides. Connaissant d'avance le synopsis, on devine très vite que chaque gros plan a son importance: l'eau qui déborde de la gourde, le robinet qui goutte, la main qui prend des aliments et qui cherche en vain un couteau suisse... tout est minutieusement filmé.
La caméra suit ensuite Aron arpentant, sur son mountain bike, sa petite caméra braquée sur lui et "seul au monde", les magnifiques reliefs des lieux. Le jeune homme, visiblement heureux d'être là, contemple les paysages désertiques qui s'offrent à lui. Sa rencontre avec deux jeunes randonneuses mal orientées est un dernier épisode avant le drame, la chute et sa vie qui bascule.
Les travellings sur de magnifiques paysages ouverts et une photographie colorée et douce laissent donc place à des plans plus froids et confinés dans cette tranchée où Aron est prisonnier, seul, loin de tout.
Le coin est tellement isolé qu'il y a peu de chance que quelqu'un puisse le sauver.
Le soleil ne fait qu'une brève apparition entre les parois étroites de la tranchée et, après une nuit fraîchement passée, le moindre rayon de soleil est une bénédiction.
À partir de là, Aron prend conscience que chaque petite chose de l'existence a de l'importance.
La fatigue, la soif, le froid et le sort qui lui est réservé l'affaiblissent chaque seconde qui passe jusqu'à le faire halluciner sur sa famille et ses amis. Pour oublier les conditions dans lesquelles il se trouve, il vit dans le souvenir, celui de son ex petite amie qu'il a tant aimée et tant laissée partir.
L'histoire est d'autant plus incroyable qu'elle est vraie. Car adaptée de l'autobiographie d'Aron Ralston "Between a Rock and a Hard Place" ("Plus fort qu'un roc" en français).
James Franco, connu jusque là par le grand public pour avoir été le meilleur ami de Peter Parker, a décroché le rôle principal. Une composition qui lui permet de dévoiler tout son talent. Après cette prestation, nul doute qu'il incarnera de nouveau des personnages charismatiques.
Sans avoir voulu mimer au détail près les faits et gestes d'Aron Ralston, James Franco a passé pas mal de temps avec lui, en randonnée notamment, pour retranscrire au mieux à l'écran son ressenti durant ces moments difficiles. Et le résultat est très convaincant, en témoigne sa nomination dans la catégorie du meilleur acteur aux prochains Oscars et celle de meilleur film.
Je ne sais pas si 127 hours mérite l'Oscar mais en tout cas, il mérite d'être vu et Ralston d'être reconnu comme un héros des temps modernes.
1 comments Zack and Miri Make a Porno (2008)


Résumé
Zack (Seth Rogen) et Miri (Elizabeth Banks) se connaissent depuis l'école primaire et sont devenus colocataires par la force des choses. Mais tous deux ne roulent pas sur l'or et ont du mal à finir les mois.
Pas étonnant alors que la veille de Thanksgiving, l'eau et l'électricité leur soient coupées.
Alors que Miri devient célèbre sur Internet pour avoir été filmée à son insu en "culotte de grand-mère" par deux étudiants voyeurs, Zack lui propose de profiter de cette popularité en tournant un porno dans lequel ils seraient les vedettes. Mais au moment de la scène cruciale qui les réunit devant la caméra, les deux colocataires se rendent compte qu'ils éprouvent l'un pour l'autre un peu plus que de l'amitié.
Zack and Miri Make a Porno est dans la lignée des précédentes réalisations de Kevin Smith (Clerks, Dogma). Politiquement incorrect et provocateur, le film l'est surtout par ses dialogues résolument crûs. Avec le renfort de deux anciennes hardeuses (Traci Lords, Katie Morgan), certaines scènes sont très suggestives (le titre du film est assez explicite, non ?) mais sont toujours tournées avec dérision et parfois plus encore.Bref, cette comédie romantique "légèrement" lourde, rated "R" (classée X) aux US et sortie directement en DVD dans nos contrées, est à voir sous la couette mais peut être pas un dimanche en famille...
0 comments And soon the Darkness (2010)


Résumé
Deux jeunes touristes américaines décident d'abandonner leur groupe le temps de la dernière journée de leur périple en Argentine et se rendent dans un coin reculé du pays. Mais le lendemain, elles manquent l'unique bus de la journée qui doit les mener à l'aéroport.
Une jeune femme est attachée dans un endroit sombre, elle implore en espagnol qu'on la laisse partir.
Un homme s'approche et l'électrocute à plusieurs reprises pour calmer ses cris continus.
La séquence suivante, deux jeunes femmes, rieuses et à la plastique avantageuse, dévalent à vélo les pentes de la campagne argentine.
Le décor est posé dès les premières images mais le film aux allures de slasher movie s'apparente davantage à un thriller. La construction est habile, appliquée, l'histoire se met en place à son rythme.
À plusieurs reprises, on sent le danger poindre, quelque chose va se passer, c'est certain, mais quand ?
On est rapidement imprégné de cette ambiance latino accentuée par une photographie magnifique et les longs silences des autochtones au regard compatissant.
La deuxième partie du film est plus expéditive et laisse un peu sur sa fin sans pour autant ternir définitivement le tableau. Le soleil se couche, les paysages sont plus froids, les masques tombent.
And soon the Darkness est le remake du même nom d'un film franco-britannique datant de 1970 et dont l'histoire se déroulait en France. Ne l'ayant pas vu, je peux difficilement établir une comparaison entre les deux. Seule certitude, cette deuxième mouture est une bonne surprise qui mérite d'être visionnée.

0 comments The Town (2010)


Résumé
Doug McRay est un malfrat de Charlestown, un quartier irlandais de Boston.
Avec sa bande de copains d'enfance et sous les ordres d'un fleuriste peu scrupuleux, il fait des casses de fourgons blindés et arrive toujours à s'en tirer. Mais tout bascule le jour où les quatre jeune gens prennent en otage la directrice d'une banque, Claire Keesey.
Ils finissent par la relâcher après avoir pris la fuite mais gardent ses papiers d'identité; Ils se rendent alors compte qu'elle habite à deux rues de leurs planques. Tout ce petit monde devient très nerveux à l'idée de se croiser un jour ou l'autre. Doug va prendre les devants et faire la connaissance de celle qui fut sa victime un peu plus tôt et qui ne sait pas à qui elle a à faire...
The Town est le second film que réalise Ben Affleck.
Contrairement à son précédent, Gone Baby Gone, celui-ci a connu un franc succès en salles, bien mérité car ce petit frère de Point Break et de Heat est très bon.
La tension est constamment présente et on prend rapidement partie pour ce voleur (au grand coeur) que poursuit cet agent du FBI aux méthodes peu honorables.
Même si on peut se demander pourquoi Claire ne quitte pas son appartement pour éviter de recroiser un jour ses kidnappeurs et même si la fin est assez convenue, cette histoire d'amour sur fond de braquages tient bien la route, rythmée par des courses poursuites efficaces.
Autre point fort du film, sa brillante distribution: outre Daredevil qui s'est offert le rôle principal (on n'est jamais mieux servi que par soi-même, la preuve), on y retrouve la Vicky de Woody Allen, le démineur de Kathryn Bygelow (nominé aux Oscars dans la catégorie du meilleur acteur dans un rôle secondaire), un Mad Men, une Gossip Girl ou le Black Smokey de Lost. Chris Cooper et le regretté Pete Postlethwaite figurent également au casting.
0 comments Cornered! (2009)


Résumé
Un tueur en série cible une petite épicerie de quartier de L.A.
Voilà en quelques mots la trame de Cornered!, un film médiocre servi par un piètre jeu d'acteurs et dont le scénario accumule avec force les clichés du genre.
Pourtant, ce slasher movie ne proposait, a priori, rien de bien catastrophique mais l'histoire qui se dessine au fil des minutes n'est pas crédible : le gérant de l'épicerie retient contre sa volonté tout son personnel dans son magasin pour jouer au poker all the night. Au programme, bières à volonté, donuts et dialogues au raz des pâquerettes. Dommage pour ce petit monde, un tueur en série, adepte des épiceries de quartier, va frapper cette nuit-là.
En plus d'être poussif, le film n'évite pas les habituels clichés: les personnages sont stéréotypés - du junkie "cafarbophobe" à la blonde "y a du monde au balcon" - et les protagonistes respectent, en bons élèves, la loi du genre de se retrouver seuls pour se faire cueillir par l'assassin (rester groupés est désespérément tabou dans ce type de film).
Toute l'action se situe dans le magasin (et dans l'appartement qui le surplombe) mais les plans fixes de la caméra donnent plutôt l'impression d'être dans un studio de cinéma. Tout semble figé, posé là pour la séquence et ça ressemble davantage à ces vieux jeux vidéo dans lesquels il fallait passer à l'écran suivant pour se rendre dans un autre endroit.
Le jeu des acteurs est à la hauteur de la qualité générale de ce film, aucune crédibilité et des répliques grotesques. Un exemple tout bête: un couple assiste au massacre d'un ami sur un écran de surveillance, sans détourner le regard de dégoût ou de peur . Une réaction "normale" en somme.
Finalement la seule bonne raison de regarder ce navet est de revoir Steve Guttenberg (Police Academy).

0 comments Frozen (2010)


Résumé
Coincés sur un télésiège à la vue de personne, trois amis skieurs s'apprêtent à braver le froid, la nuit et le week-end qui vient...
Par ces temps froids, rien de mieux que de rester dans l'ambiance en regardant un film sur fond de vacances à la montagne. Ainsi, je vous conseille l'excellent Frozen.
Ça pourrait ressembler à Les Bronzés font du ski mais les choses ne vont pas se passer aussi bien.
Que faire dans une telle situation: braver le froid glacial d'une tempête imminente pendant quelques jours, en attendant du secours ou la reprise de l'activité de la station, ou tenter de quitter l'appareil en sautant de plusieurs mètres de haut ou en se hissant sur le câble coupant ?
Ce film est particulièrement efficace et terrifiant car il interroge le spectateur sur l'attitude à adopter dans pareille situation. Une chose est sure: on ne ressort pas indemne de cette expérience.
0 comments Buried (2010)


Résumé
Paul Conroy est un camionneur américain qui travaille en Irak.
Un "beau" jour (probablement ensoleillé), il se réveille attaché et enterré dans un cercueil avec pour seule compagnie son Blackberry (configuré en langue arabe), un briquet, un stylo et deux tubes phosphorescents dans les poches. Très vite, il va comprendre qu'il a été kidnappé par des insurgés qui veulent monnayer sa libération contre une rançon. Les indices qu'il peut donner aux autorités via son portable sont minces et ses ravisseurs sont très exigeants.Tout cela ressemble à un mauvais rêve.
Au delà de l'état de claustrophobie dans lequel on peut se trouver dans pareille situation, c'est une véritable torture psychologique que va subir ce civil; l'air se fait de plus en plus rare et les communications avec l'extérieur sont difficiles, d'autant plus que le niveau de batterie de son téléphone diminue sûrement.
Sans entrer davantage dans les détails de cette histoire pour le moins sordide, on assiste pendant 94 minutes à l'enfer que vit ce pauvre type. Les plans rapprochés de la caméra de l'espagnol Rodrigo Cortès et une faible lumière confèrent un sentiment d'étouffement assez convaincant.
Les thèmes sont sensiblement différents mais ce film m'a fait penser à Phone Game de J. Schumacher dans lequel un homme est coincé dans une cabine téléphonique, menacé par un sniper au bout du fil.
Au final, Buried est un bon huis-clos - difficile de faire mieux en terme d'espace - servi par l'honorable interprétation de son unique acteur, Ryan Reynolds; d'ailleurs, celui-ci aura décidément eu besoin d'air en 2010 avec, également, sa séparation d'avec Scarlett Johansson.

0 comments Golden Globes 2011


C'est sous l'ombre du scandale qu'a eu lieu, cette nuit, la 68ème cérémonie des Golden Globes, considérés comme l'antichambre des Oscars.
D'anciens collaborateurs de l'Association de la presse internationale à Hollywood (HFPA), organisateur de l'évènement, ont en effet porté plainte contre leur ancien employeur, accusant les membres du jury de toucher cadeaux et autres avantages en échange de leur soutien pour tel ou tel film.
Mais ça n'a pas empêché un parterre de stars de se rendre à Beverly Hills où Robert de Niro a reçu le Cecil B. Demille Award pour l'ensemble de sa carrière... et en a profité pour glisser une vanne sur le scandale, en guise de remerciement.
Les grands gagnants de la soirée sont le film sur Facebook, The Social Network (4 prix) et la série musicale Glee (3 prix). Voici les principales récompense.
Pour le cinéma
- Meilleur film dramatique : The Social Network
- Meilleur acteur dans un film dramatique : Colin Firth (The King's Speech)
- Meilleure actrice dans un film dramatique : Natalie Portman (The Black Swan)
- Meilleure comédie : The Kids are All Right
- Meilleur acteur dans une comédie : Paul Giamatti (Barney's Version)
- Meilleure actrice dans une comédie : Annette Benning (The Kids are All Right)
- Meilleur scénario : Aaron Sorkin (The Social Network)
- Meilleur réalisateur : David Fincher (The Social Network)
- Meilleur film d'animation : Toy Story 3
- Meilleur film en langue étrangère : In a Better World (Danemark)
Pour la télévision
- Meilleure série dramatique : Boardwalk Empire
- Meilleure actrice dans une série dramatique : Katey Sagal (Sons of Anarchy)
- Meilleur acteur dans une série dramatique : Steve Buscemi (Boardwalk Empire)
- Meilleure série comique : Glee
- Meilleure actrice dans une série comique : Laura Linney (The Big C)
- Meilleur acteur dans une série comique : Jim Parsons (The Big Bang Theory)
- Meilleure mini-série : Carlos (cocorico !)
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