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0 comments And soon the Darkness (2010)


Résumé
Deux jeunes touristes américaines décident d'abandonner leur groupe le temps de la dernière journée de leur périple en Argentine et se rendent dans un coin reculé du pays. Mais le lendemain, elles manquent l'unique bus de la journée qui doit les mener à l'aéroport.
Une jeune femme est attachée dans un endroit sombre, elle implore en espagnol qu'on la laisse partir.
Un homme s'approche et l'électrocute à plusieurs reprises pour calmer ses cris continus.
La séquence suivante, deux jeunes femmes, rieuses et à la plastique avantageuse, dévalent à vélo les pentes de la campagne argentine.
Le décor est posé dès les premières images mais le film aux allures de slasher movie s'apparente davantage à un thriller. La construction est habile, appliquée, l'histoire se met en place à son rythme.
À plusieurs reprises, on sent le danger poindre, quelque chose va se passer, c'est certain, mais quand ?
On est rapidement imprégné de cette ambiance latino accentuée par une photographie magnifique et les longs silences des autochtones au regard compatissant.
La deuxième partie du film est plus expéditive et laisse un peu sur sa fin sans pour autant ternir définitivement le tableau. Le soleil se couche, les paysages sont plus froids, les masques tombent.
And soon the Darkness est le remake du même nom d'un film franco-britannique datant de 1970 et dont l'histoire se déroulait en France. Ne l'ayant pas vu, je peux difficilement établir une comparaison entre les deux. Seule certitude, cette deuxième mouture est une bonne surprise qui mérite d'être visionnée.

0 comments Buried (2010)


Résumé
Paul Conroy est un camionneur américain qui travaille en Irak.
Un "beau" jour (probablement ensoleillé), il se réveille attaché et enterré dans un cercueil avec pour seule compagnie son Blackberry (configuré en langue arabe), un briquet, un stylo et deux tubes phosphorescents dans les poches. Très vite, il va comprendre qu'il a été kidnappé par des insurgés qui veulent monnayer sa libération contre une rançon. Les indices qu'il peut donner aux autorités via son portable sont minces et ses ravisseurs sont très exigeants.Tout cela ressemble à un mauvais rêve.
Au delà de l'état de claustrophobie dans lequel on peut se trouver dans pareille situation, c'est une véritable torture psychologique que va subir ce civil; l'air se fait de plus en plus rare et les communications avec l'extérieur sont difficiles, d'autant plus que le niveau de batterie de son téléphone diminue sûrement.
Sans entrer davantage dans les détails de cette histoire pour le moins sordide, on assiste pendant 94 minutes à l'enfer que vit ce pauvre type. Les plans rapprochés de la caméra de l'espagnol Rodrigo Cortès et une faible lumière confèrent un sentiment d'étouffement assez convaincant.
Les thèmes sont sensiblement différents mais ce film m'a fait penser à Phone Game de J. Schumacher dans lequel un homme est coincé dans une cabine téléphonique, menacé par un sniper au bout du fil.
Au final, Buried est un bon huis-clos - difficile de faire mieux en terme d'espace - servi par l'honorable interprétation de son unique acteur, Ryan Reynolds; d'ailleurs, celui-ci aura décidément eu besoin d'air en 2010 avec, également, sa séparation d'avec Scarlett Johansson.

0 comments Sons of Anarchy - saison 3


Après deux premières saisons très réussies, Sons of Anarchy a fait son retour en septembre 2010 sur la chaîne américaine FX (Terriers, Two and a Half Man, Justified).
Pour ceux qui ne connaissent pas la série de Kurt Sutter (The Shield), il s'agit du quotidien pas très catholique d'un club de motards, dont la tête est basée en Californie, sur fond de rivalités et de remises en question.

Du côté des "Sons", on ne va donc pas trop parler de l'Affaire Bettencourt mais plutôt des moyens à mettre en oeuvre pour récupérer le bambin des mains des irlandais.
La perspective de voir une telle intrigue s'installer sur treize épisodes ne m'emballait pas plus que ça et, si la saison est de bonne facture, oscillant même avec l'excellence dans son final, mes a priori se sont un peu confirmés; son déroulement est malheureusement plombé par des longueurs autour de l'enlèvement et d'histoires annexes peu intéressantes.
Une impression de surplace d'autant plus marquée que la petite virée du côté de Belfast, avec ses froids paysages bien moins arides et ensoleillés que ceux de l'ouest américain, se fait longuement attendre. D'inhabituelles ellipses et facilités dans l'écriture sont également plutôt mal inspirées et ont eu tendance à m'irriter.
Néanmoins, il y a de bonnes surprises comme cette version celtique de la bande son du générique ou une apparition de Stephen King, fan de la série, dans le rôle d'un "nettoyeur" pas très causant.
Reste maintenant à espérer que les choses se décantent dans la saison 4 et que la remise en question de Jax au sein du club soit de nouveau à l'ordre du jour.
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